Listes des 764 Filles du Roy par nom, année d'arrivée ou prénom selon Yves Landry

Vous pouvez cliquer pour consulter ou télécharger trois (3) listes des 764 Filles du Roy selon Yves Landry :

Les Filles du Roy par nom de famille

Les Filles du Roy par année d'arrivée

Les Filles du Roy par prénom

Ces tois listes font l'objet d'une présentation de Madame Irène Belleau ci-dessous.

Présentation des listes des 764 Filles du Roy selon Yves Landry

Pour qui a fréquenté un tant soit peu les archives d’une autre époque, dire qu’il est parfois difficile de retracer certains patronymes ou matronymes à cause des diverses façons de les écrire n’est pas un secret. Le tableau qui suit donne les 764 NOMS des Filles du Roy selon la dernière publication de Yves Landry en 2013. Lorsqu’en 1992 il a publié sa thèse de doctorat, il a répertorié 770 Filles du Roy. D’où vient la différence ? Du répertoire de 1992, il a supprimé 9 Filles du Roy et il en a ajouté 3 nouvelles en 2013. En voici les détails. Ne sont plus reconnues comme Filles du Roy : 1. Catherine Auger de 1671, Marie Birard 1669, Marie Charron 1667, Perrine Coirier 1665, Françoise Favreau 1671, Anne Giraud 1669, Geneviève Laurence 1664, Marie Meunier 1666 et Marie Renaud de 1669 ou 1670. Des 770, il en reste donc 761. Mais Yves Landry en ajoute 3 : Catherine La Marche ou La Mare, arrivée en 1671, Françoise Simon ou Siméon arrivée en 1673 ou 1674 et Anne-Élizabeth Tarragon arrivée probablement en 1673. Ce qui fait donc  761 + 3  =  764.

La décision de retenir ou non une immigrante comme Fille du Roi, spécifie Yves Landry dans son introduction (p. 42), repose sur un faisceau d’hypothèses concernant l’année d’arrivée entre 1663-1673, l’état de célibataire ou de veuve, et l’aide royale présumée pour le transport ou l’établissement de l’immigrante. Ainsi, l’une d’elles était mariée en France, son statut est donc en cause. D’autres, après étude minutieuse, pourraient bien perdre un jour leur statut de Fille du Roy; les preuves restent à trouver.

La liste qui suit introduit les diverses écritures du matronyme. Il n’est pas toujours évident que, par exemple, Françoise Baiselat devienne Françoise Bizelin, Marie Jeanne Beaujean devienne Gauchonne et que Marguerite Viard désigne la même personne que Marguerite Ovarde ! Élaboré dans cet esprit, le tableau n’est probablement pas exhaustif. L’objectif  ne vise qu’à montrer qu’il ne faut pas prendre pour acquise la première forme du NOM. Souvent il faut  user d’imagination et considérer l’aspect sonore du nom : Corbeil peut devenir Gourbil, Bolpère devenir Beaupère, Lalore s’écrire Lawlot, etc. Mais même à cela, il faut chercher, car Vaublin tourne en Robin, Montminy en Dumont-Mesny, Vanzègue en Phansèque et même Fannexe, Chauvet se retrouve Quinquenel!...

Un autre changement proposé par Yves Landry dans sa liste de 2013 consiste à déplacer la particule DE – pas toujours nobiliaire – pour permettre au véritable NOM de prendre sa place dans l’ordre alphabétique. Ainsi, certaines ont perdu leur piédestal : DE Baillon s’inscrit à Baillon, DE Nevelet à Nevelet, De Matras à Matras, etc., sauf quelques exceptions telle Marguerite Lemerle DE Haut-Pré qui demeure à L. Toutefois, l’expression DITE n’a pas changé : Marie-Catherine Cottin dite d’Arras, Marie-Madeleine Chevrainville dite Lafontaine, et ainsi de suite.

Il y aurait aussi beaucoup à dire, dans un autre domaine, de certains termes qui changent avec les civilisations. Écuyer ne désigne pas nécessairement un homme noble, colon ou habitant, un laboureur, et notable ne qualifie pas toujours un perruqué, ainsi de sieur et seigneur, messire et bien d’autres. Mais, il s’agit là d’un autre champ de réflexion.

Irène Belleau
28 février 2014

Catégorie : Listes et tableaux