Nos toutes premières grands-mères

Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ?

Nous tous, Blais d’Amérique, avons un seul « grand-père », l’ancêtre Pierre Blais venu de Hanc, dans le Poitou, en 1664, mais certains d’entre nous ont comme « grand-mère Blais » Anne Perrault (ou Perrot) venue de Paris en 1669, d’autres Elisabeth (ou Isabelle) Royer née en Nouvelle-France vers 1669.

Qu’avaient donc en commun ces deux femmes, que sépare pourtant une génération ? La même année, Elisabeth naît en terre d’Amérique alors qu’Anne débarque sur le sol de ce qui deviendra sa patrie, la Nouvelle-France. Le voilà le premier point commun : toutes deux arrivent sur l’Ile d’Orléans en cette même année 1669.

 


 

Anne Perrault

 

Anne Perrault naît vers 1646. Elle est la fille de Jean Perrault (ou Perrot) et Jeanne Valta, de la paroisse Saint-Sulpice, Paris (France). Les registres anciens de Paris (antérieurs à 1793), regroupés au sein de L’Hôtel de Ville de Paris et leurs doubles conservés au Palais de Justice, ont brûlé lors de la Commune en 1871. Aussi est-il impossible de connaître la date exacte de la naissance d’Anne Perrault, ni celles de ses parents, ni même de savoir si elle avait des frères et sœurs. C’est d’ailleurs le cas de la plupart des pionniers et pionnières venus de Paris au XVIIe siècle.

Les noms de ses parents, son lieu de naissance et l’année de celle-ci sont des informations retrouvées par les généalogistes québécois dans les registres paroissiaux ou dans les minutes notariales du Québec ; elles ont sans doute été fournies par Anne Perrault même, lors de son mariage avec Pierre Blais. L’un des grands objectifs des historiens du Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal est de jeter une lumière nouvelle sur la vie de ces pionniers en France à partir des minutes notariales françaises qui restent à dépouiller. La généalogie historique est parfois un roman à suspens, au développement long et laborieux !

Venant de Saint-Sulpice, paroisse du Faubourg Saint-Germain-des-Prés (alors l’un des bourgs les plus riches et les plus huppés au voisinage de Paris), Anne Perrault sait signer, elle a donc de l’instruction. On peut penser qu’un revers de fortune, ou des difficultés familiales (maladie ou mort de la mère ou du père) l’ont amenée dans l’une des maisons de charité tenues par des religieuses, très nombreuses dans la paroisse Saint-Sulpice. Rien ne dit cependant qu’elle fut orpheline, donc sans aucun parent.

La Salpêtrière

 

Les recrutements intensifs des filles à marier destinées à la Nouvelle-France effectués par Madame Bourdon et Elisabeth Estienne, dans les années 1669-1670-1671, s’appuient sur des critères stricts de santé, de moralité et de courage. Constatant le manque d’intérêt des campagnardes pour partir vers des cieux si lointains et réputés difficiles, les deux dames se tournent vers des bassins urbains où se trouvent concentrées davantage de femmes seules, souhaitant changer de vie.

C’est le cas des pensionnaires de la Salpêtrière (le tiers des Filles du roi en sera tiré en 1665-1668-1669-1670-1671) et des maisons de charité de Paris, ainsi que des maisons paroissiales attachées à l’archevêché de Rouen. M. de Brétonvilliers, le curé de Saint-Sulpice, a même fait savoir à l’Intendant Talon qu’il a des filles « bien qualifiées » dans sa paroisse. Sur les 250 recrues d’origine parisienne, 46 viendront de Saint-Sulpice. Alors Anne, venue de La Salpêtrière ou d’une maison de Saint-Sulpice ?… Ce qui est sûr, c’est qu’elle se retrouve en compagnie de 132 célibataires de 15 à 25 ans faisant voile vers l’Amérique en cet été de 1669, à bord du « Saint-Jean-Baptiste ». Ce sera le plus important convoi de Filles du roi.

Arrivée d’Anne Perrault

Parti de Dieppe, le bateau mouille devant Québec vers la fin juin 1669. Anne Perrault épouse Pierre Blais le 12 octobre 1669, à Sainte-Famille, Ile d’Orléans (la plupart des Filles du roi se sont mariées dans les 6 mois suivant leur arrivée). Anne apporte à la communauté des biens estimés à 300 livres (comme beaucoup de ses compagnes venant des maisons de charité ; il s’agit en réalité de vêtements et d’effets personnels – bonnets, mouchoirs, col en dentelle, ruban à soulier… – et de quelques objets utiles à la vie courante, tels aiguilles, fils, épingles…). Elle ne touche pas la dot du roi  de 50 livres (comme ce sera le cas pour plus de la moitié des Filles du roi). Le ménage s’installe sur la terre dont Pierre a reçu la concession en 1667, à Saint-Jean, Ile d’Orléans.

Anne Perrault mettra 10 enfants au monde, dont 3 mourront en bas âge (4 fils, Pierre, Antoine, Jacques et Jean, ont fait souche ; un cinquième, Joseph, engagé comme matelot en 1703, a disparu entre la France et les Antilles ; 2 filles ont contribué à l’histoire d’autres familles-souches, Marie-Anne à celle des Guillemet et Marguerite à celle des Lamy). Anne meurt en donnant naissance à sa fille Marguerite, le 29 juin 1688, à peine 20 ans après son arrivée. Elle repose dans le cimetière de Saint-Jean, Ile d’Orléans. Mais qu’a à voir avec cette histoire notre Elisabeth née « canadienne » ?

 


 

Elisabeth Royer

Elisabeth (ou Isabelle) Royer est la fille de Marie Targer et de Jean Royer. Et Marie Targer est elle aussi Fille du roi. Le voilà le deuxième point commun : à travers sa mère, une histoire partagée, celle des Filles du roi.

Filles du Roi

Avant 1663, les immigrantes recrutées comme « épouseuses » l’ont été sur une base individuelle, elles n’entrent pas dans la catégorie des « Filles du roi ». En 1663, la Nouvelle-France devient province royale sous l’autorité de Louis XIV. Colbert en France et Jean Talon à Québec veulent relancer le peuplement de la colonie laurentienne. Il y avait alors quatre hommes pour une femme dans la colonie, et beaucoup « d’engagés » repartaient, leurs « trente-six mois » faits. Il fallait les retenir, et pour cela, faire venir des « filles », des « demoiselles » « pour faire des familles » comme disait mère Marguerite Bourgeoys. Dès 1663, par la volonté du roi, est lancé le programme d’envoi de filles à marier ; il sera intensifié, après l’établissement de 450 soldats du Régiment de Carignan-Salières comme colons, en 1669 et ce, jusqu’en 1673.

Résumons : un recrutement systématique, encadré par des dames de confiance, et pris financièrement en charge par le roi. Des jeunes femmes de 15 à 25 ans, la plupart orphelines (75% dans les plus fortes années), dont beaucoup viendront de La Salpêtrière et autres maisons de charité ; et Louis XIV prenant en charge leurs frais de recrutement, de trousseau, de voyage (avec retour possible), d’accueil et d’établissement, et parfois les dotant. Pour toutes ces raisons, Marguerite Bourgeoys les a appelées « Filles du roi », dans ses notes personnelles de 1700, comme on appelait alors en France « Enfant du roi », l’orphelin ou l’enfant abandonné, accueilli aux frais du trésor royal, dans les « Maisons pour enfants trouvés ». Voilà l’origine du nom « Fille du Roi ».

Des analyses statistiques fines ont permis au démographe et historien Yves Landry d’identifier 770 Filles du roi et de dresser pour chacune une note biographique. Il prolonge, précise et enrichit ainsi le remarquable travail de compilation et d’information fait par Silvio Dumas en 1972. Il jette un éclairage nouveau, plus scientifique, sur l’univers de ces femmes longtemps vues avec honte par leurs descendants comme Filles de joie, parce que Filles du roi. Cette image distillée, dès le XVIIe siècle, par le baron de Lahontan et ses chroniques douteuses sur l’Amérique française, a été entretenue depuis par les dires populaires. Image corrigée par de nombreux historiens, dont Gustave Lanctôt dès 1952, qui s’appuient sur les témoignages de contemporains de ces femmes, comme l’Intendant Talon, Marie de l’Incarnation, Pierre Boucher seigneur de Boucherville…

 

Marie Targer

Mais revenons à notre aïeule. Marie Targer est née le 22 février 1642 et a été baptisée au temple protestant de La Rochelle. Son père, Daniel Targer, marinier, et sa mère, Louise Martin(e), s’étaient mariés avant 1634, à La Rochelle. Elle fait partie du premier convoi de pupilles royales (36 femmes le composent d’après Yves Landry), celui de 1663. Ce bateau, parti du port de La Rochelle, sera un des rares à amener des filles et des femmes originaires de la région de l’Ouest (surtout Aunis et Poitou). En effet, seulement 15% des Filles du Roi viendront de là. Pourquoi, me direz-vous ?… Dès 1664, à la demande expresse de Mgr de Laval, les autorités françaises orientent le recrutement des filles à marier hors des foyers protestants de l’Ouest français. Marie Targer est tout de même protestante (voilà qui prouve que quelques huguenots sont passés entre les mailles). Orpheline, elle souhaite rejoindre sa sœur Elisabeth (ou Isabelle) installée en Nouvelle-France avant 1659. Peu de Filles du Roi ont ainsi rejoint un membre de leur famille, la plupart émigrent seules en ayant coupé tout lien avec leur milieu familial. Sauf lors de ce voyage de 1663 où près de la moitié des femmes connaissent au moins un parent installé au Canada ; le recrutement avait suivi la filière habituelle des canaux familiaux mise en place pendant la période des Cent-Associés et ce, pour la dernière fois. C’est pour cette raison que Marie ne touche pas la dot de 50 livres du roi. Parmi les plus modestes, ses biens personnels ne s’élèvent qu’à 150 livres (sans doute le peu de choses qu’elle portait sur elle), Marie Targer ne sait pas signer, comme beaucoup de filles venant de l’Ouest (sous une ligne Saint-Malo/Genève) et du Sud de la France.

Arrivée à Québec à la fin de septembre 1663, Marie Targer épouse Jean Royer (né vers 1635 à Saint-Cosme-de-Vair, dans la Sarthe, à la frontière du Perche) le 22 novembre 1663, à Château-Richer. Ils s’installent à Sainte-Famille, Ile d’Orléans. Sept enfants naîtront de cette union. Elisabeth naît vers 1669. Jean Royer décédé après février 1675, Marie convole en secondes noces avec Robert Tourneroche à Sainte-Famille, le 17 février 1676. Le ménage est établi à Saint-Jean, Ile d’Orléans, sur la terre voisine de celle de Pierre Blais et d’Anne Perrault (sans doute la terre échangée par Jean Royer avec Abel Turcot vers 1673, en complément de celle que lui a concédée Monseigneur de Laval en 1670 à Saint-Jean). Elisabeth a 8-9 ans. Histoire partagée de Filles du roi et origine commune (Pierre, parti de La Rochelle, vient aussi de l’Ouest, du Poitou, plus précisément de l’Angoumois), ont sans doute rapproché les deux familles.

Mariage d’Elisabeth Royer et de Pierre Blais

 

C’est ici que se croisent vraiment deux destinées, celle d’Anne Perrault, première épouse de Pierre Blais, et celle d’Elisabeth Royer. Le 5 juin 1689, âgée d’une vingtaine d’années, Elisabeth devient la seconde épouse de Pierre Blais, qui en a 48. Elle remplace donc auprès de Pierre et de ses enfants Anne Perrault. Elisabeth Royer aura 5 enfants de Pierre ; 1 fille, Anne, qui enrichit la lignée des Dumans, et 4 fils, dont 3 firent souche : François, Louis-Charles, Gabriel (Alexis, le quatrième, meurt en 1723, sur le chemin du Mississipi, tué par les Indiens Chicahas ; il est inhumé à Kaskakia).

 A peine onze ans plus tard, le 16 février 1700, Pierre Blais meurt subitement (ou suite à l’épidémie de grippe qui a vu mourir plusieurs habitants de la région de Québec). Il est inhumé à Saint-Jean, Ile d’Orléans. Il laisse derrière lui 12 enfants âgés de 11 mois (Gabriel) à 27 ans (Pierre). Elisabeth Royer se remarie le 16 novembre 1700 à Saint-Jean, Ile d’Orléans, avec Robert Pépin. On peut penser que les enfants Blais, en bas âge, ont suivi Elisabeth et son nouvel époux à Montréal. Anne s’y marie et y meurt. Louis, marié à Rivière-des-Prairies, est inhumé à Sainte-Anne-de-Bellevue. Quant à Gabriel, on le retrouve à Boucherville, il est inhumé à Pointe-aux-Trembles. Elisabeth aura 7 enfants de Robert Pépin. Elle meurt et est inhumée à Montréal le 22 juin 1715, elle a 45 ans. Voilà le dernier point qui relie Anne Perrault et Elisabeth Royer : elles meurent jeunes, sans doute usées d’avoir ainsi mis « un monde au monde ». La vie de nos premières « grands-mères » est le terreau dans lequel l’arbre de notre histoire lance ses racines.

 


 

Grands-mères fondatrices

La venue des pupilles royales a marqué un tournant dans l’histoire de la Nouvelle-France. Écoutons ce qu’en dit Yves Landry :

«En 1663 (…) la population canadienne comptait environ 3 000 habitants ; dix ans plus tard, elle aura presque triplé (…) Si l’on a pu récemment affirmer que les 3 380 pionniers établis avant 1680 « sont en définitive à l’origine des deux tiers des gènes des Québécois francophones actuels », on devine l’importance des Filles du roi, qui représentent plus de la moitié des pionnières, dans l’origine du patrimoine génétique des Canadiens français. Les Filles du roi apparaissent dans tous les tableaux d’ascendance des Québécois de souche française et méritent certainement ainsi l’intérêt que leur accordent généralement les amateurs férus d’histoire et de généalogie ».

 

                           Yves Landry, Orphelines en France, pionnières au Canada :

                           Les Filles du roi au XVIIe siècle, Montréal, Leméac, 1992, p. 14

Et nous, descendants de Pierre Blais, savons-nous que sept de ses enfants sur les dix ayant eu une descendance ont épousé des fils, des filles, ou petites-filles de Filles du roi :

-Pierre (Françoise Beaudoin/mère : Françoise Durand),

-Antoine (Ambroise Fournier/mère : Marie Hubert),

-Jacques (M.-Jeanne Sévigny/grand-mère maternelle : Marguerite Lamain),

-Marie-Anne (Jean Guillemet/mère : Marie Sel),

-Jean (1.Geneviève Martin/mère : Marie Buot ),

-Jean (2.M.-Jeanne Senecal/grand-mère maternelle : Jeanne Burel),

-Louis (Marguerite Cadieux/grand-mère maternelle : Françoise Baiselat ; grand-mère paternelle : Marie Valade)

-Gabriel (Catherine Lebeau/grand-mère paternelle : Etiennette Loret).

Ainsi trouve-t-on onze Filles du Roi attachées aux deux premières générations de Blais.

Sans oublier toutes ces autres premières grands-mères que chacun peut retrouver en tête des diverses branches de  son arbre généalogique. Il faut dire que 128 des 770 Filles du roi se sont établies dans la seigneurie de Beaupré-Ile d’Orléans. En tout état de cause, les Blais confirment les dires d’Yves Landry.

L’analyse des notes biographiques de nos 11 aïeules Filles du roi, établies par Yves Landry, permet de donner les informations suivantes :

-          elles étaient toutes de la même génération (nées entre 1646-1650).

-          2 arrivent en 1663 ; 2 en 1667 ; 1 en 1668 ; 1 en 1669 ; 4 en 1670 ; 1 en 1671.

-          2 viennent de La Rochelle et sont de religion protestante ; 5 viennent de Paris, dont 2 de Saint-Sulpice ; 4 viennent de Rouen.

-          3 ont rejoint un membre de leur famille (Marie Targer, Marie Valade, Françoise Durand).

-          5 se sont établies à l’Ile d’Orléans ; 1 à Charlesbourg ; 1 à Neuville ; 1 à Pointe-aux-Trembles ; 1 à Sorel ; 1 à Boucherville ; 1 à Montréal.

-          7 sont orphelines.

-          2 savent signer (Anne Perrault et Françoise Baiselat).

-          4 ont des biens estimés à 300 livres, 1 à 200, 1 à 150, 1 à 100, 4 sont sans biens personnels déclarés. 2 ont reçu la dot du roi de 50 livres (Marguerite Lamain et  Marie Buot).

-          5 ont connu un seul mariage ; 4 se sont mariées 2 fois ; 2 se sont mariées 3 fois.

-          1 aura 6 enfants ; 1 en aura 9 ;  4 en auront 10 ; 2 en auront 12 ;  2 en auront 13 ; 1 en aura 14. Et voilà lancée « la revanche des berceaux » qui durera jusqu’à Duplessis.

-          2 sont mortes en couches (Anne Perrault à 42 ans et Françoise Baiselat à 48ans), 7 ont vécu au-delà de soixante ans, (Etiennette Loret et Marie Buot seront les plus solides, 84 et 85 ans).

Pour conclure, évoquons encore deux autres de ces grands-mères fondatrices qui contribuèrent à asseoir les familles-souches auxquelles sont reliés les Blais. François Blais (fils de Pierre et d’Elisabeth), en épousant Marie-Marthe Amelot dit Sanspeur, nous ramène vers les pionniers de la première heure installés sur la côte de Beaupré en provenance du Perche, la famille de Marin Boucher et de Perrine Mallet de Saint-Langis-les-Mortagne (arrivée en 1634). Et pour ceux qui, par Louis Blais (arrière-petit-fils de l’ancêtre Pierre et d’Anne Perrault), sont reliés aux Blanchet par Marie-Rogée son épouse, quelle surprise de se voir rattachés à la famille de Louis Hébert ! Toutes nos grands-mères sont les fils à tirer pour que se dessine la grande tapisserie de l’histoire de chacun. « File, file l’aiguille ma fille », disait une chanson d’autrefois. Fils conducteurs, fils rassembleurs de nos poussières de vie, voilà ce que sont toutes les grands-mères de notre vieux chêne généalogique. Comme le dit si bien l’astrophysicien québécois Hubert Reeves, ne sommes-nous pas de la poussière d’étoiles en suspension dans le cosmos ? Alors, filons, tissons, racontons.

 

 

Voici la signature d’Anne Perrault (Perro) telle qu’elle apparaît sur son contrat de mariage avec Pierre Blais (c. m. Pierre Duquet, 23 septembre 1669) :

Aller plus loin…

 

Qui veut approfondir l’histoire des Filles du roi peut se reporter aux 3 essais suivants :

-Silvio Dumas, Les Filles du roi en Nouvelle-France. Etude historique avec répertoire biographique, Québec, Société historique du Québec, 1972.

-Gustave Lanctôt, Filles de joie ou Filles du roi. Etude sur l’émigration féminine en Nouvelle-France, Montréal, éditions Chantecler, 1952.

-Yves Landry, Les Filles du roi au XVIIe siècle, Orphelines en France, pionnières au Canada, Montréal, Editions Leméac, 1992.

 

Et qui veut partager la vie d’une Fille du roi en Nouvelle-France, peut lire un récit bien venu et riche d’informations :

-Sergine Desjardins, Marie Major, roman historique inspiré de la vie d’une Fille du roi, dont l’époux, Antoine Desjardins, fut assassiné, Laval, Guy Saint-Jean éditeur, 2006.

Peut être vu avec intérêt le site interactif du Musée de la Civilisation du Québec sur les Filles du roi : www.mcq.org/histoire/filles_du_roi

Les données généalogiques proviennent du Tanguay, du Jetté, d’Archange Godbout et de la Base de données Généalogie des Français d’Amérique du Nord de Denis Beauregard (www.francogene.com), ainsi que des généalogistes de l’Association des Blais d’Amérique. En ce qui concerne les Filles du roi, les informations sont extraites des notes biographiques de l’ouvrage de Yves Landry.

Ont également été consultées les Banques de données suivantes :

            Le Fichier origine (www.fichierorigine.com)

Le Centre de généalogie francophone d’Amérique (www.genealogie.org)

L’Association des Blais d’Amérique (www.genealogie.org/famille/blais)

PREFEN (www.unicaen.fr/mrsh/prefen)

Généalogie du Québec (www.nosorigines.qc.ca)

La recherche historique est basée sur de nombreux ouvrages d’histoire de la Nouvelle-France, de l’Ile d’Orléans et de la Côte de Beaupré, de Québec, de Montréal et de l’Acadie, et pour la France, du Perche, de Bretagne, de Normandie, de La Rochelle et de Paris. Elle a pu être menée, entre autres, grâce au riche fonds de La Bibliothèque de la Délégation Générale du Québec à Paris.

 

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