Comment reconnaître un Patronyme-Matronyme…

Beaucoup de difficultés naissent dans la reconnaissance – surtout de l’écriture – des divers patronymes-matronymes des Filles du Roy ou de leurs époux. Je vous soumets quelques illustrations qui, je l’espère, vous permettront de mieux les décortiquer.

Il y a d’abord les patronymes-matronymes complètement différents au son et à l’écriture: exemples : Allance/Alain, Angelier/Jouanne, Baiselat/Bizelon, Delahogue/Leclerc de la Hogue,Éloy/Aubé, Galien/Paulinier, Viard/Ovarde et même Bourbier. Ces différences tiennent souvent à des situations concrètes qui engendrent des surnoms. Par exemple, on découvre dans des actes civils ou notariés que Marie-Jeanne Beaujean (1665), à Batiscan, est nommée Marie-Guichonne ! Marie-Jeanne aurait-elle été frisée, mal attifée, bichonnée ou avait-elle un petit chien bichon ???

Il y a aussi tous ces noms liés ou pas à quelque titre que ce soit de la petite, moyenne ou haute noblesse : exemples: Baron/Le Baron, Bercier/Le Bercier, De Limoges/Limoges, De Guesnel/Du Guesnel, Chevalier/Le Chevalier, De Lamarre et Delamarre, et quantité d’autres où la particule nobiliaire ne traduit pas toujours un véritable statut social ! Ici, le LE, De, Du sont à considérer plus que tout autre.

Puis, il ya les “dits/dites” : exemples : Antoinette Bagau dite De Beaurenom, Marie Bertin dite Breval, Louise Faure dite Planchet, Marguerite Gaillard dite Duplessis, Marguerite dite Dubois/Maréchal et Madeleine Maréchal/Marissar et quelquefois Marisal, Françoise Richard dite Trochet ou l’inverse Trochet dite Richard dont le nom de la mère était Trochet et bon nombre d’autres tout aussi déroutants à la recherche !

Que dire maintenant des noms devenus des prénoms : nous trouvons Marie – Bonne – Guerrière autant à Bonne qu’à Guerrier/Guerrière, Jeanne Denote autant qu’à Jeanne Le Duc dont la mère portait le nom de Catherine Denote. Ces variantes, toutefois, sont moins fréquentes que les précédentes. Heureusement !

D’où viennent toutes ces variations orthographiques ? Bien malin qui saurait en faire une apologie sans faille !!! Il faut plutôt comme le dit l’adage prendre son mal en patience et chercher, à droite, à gauche, en haut, en bas, en avant, en arrière, dedans, dehors….. et faire le tour des sonorités plausibles et des écritures déformées qui sont innombrables.

Irène Belleau, avril 2012

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