La demoiselle du Roy

Anne  est à Québec en 1666; sa mère est décédée il y a 3 ans, son père est le capitaine Boisvert, originaire du Perche; elle a un frère, Laurent et le 3e de la famille n’a que sept mois, il s’appelle Gros-Jean. Trois orphelins.

Ce récit de jeunesse ne peut que captiver l’intelligence et présenter une réalité, parfois obnubilée psychologiquement. Anne, 12 ans, vit toujours le deuil de sa mère (même si cela fait trois ans et qu’elle a un frère de 7 mois…).  La servante Mathurine, une Huronne, est estimée de tous. Mais elle quitte les Boisvert pour la France avec son ami François LaDouceur au grand déplaisir des deux enfants. C’est la chatte Mordlamain – qui porte bien son nom – qui sauvera Anne de sa peine.

Puis, Gervais Boisvert est à l’arrivée des Filles du Roy… et Louise lui tombe dans l’œil. Il l’amène et… il fallait bien s’en douter… Anne la prend en grippe… son opinion quelque peu voilée de la triste mentalité qu’on a fait d’elles… Anne la déteste. Elle vit une « crispation méchante » envers sa belle-mère ! Tous les sentiments qui l’animent sont bien décrits; on les vit au rythme d’Anne. Les Iroquois rôdent; Antoine est le gardien qui surveille le domaine. L’indien survient; il escalade la clôture de pieux et tue Antoine. Anne et Louise manient le fusil et cette aventure rapproche les deux femmes. Une nouvelle vie s’amorce. Cinq autres enfants naissent : Roland, Bayard, Louis, Jeanne et M.-Ursule. Louise est devenue pour Anne une « femme supérieure ».

Tout à coup, une surprise! Le père Gervais arrive avec Mathurine et son conjoint… un retour sans enfant. Ça finit bien!

Irène belleau
SHFR, décembre 2015

La demoiselle du Roy

La demoiselle du Roy, Alice Piguet, collection Rouge et Or Dauphine, Paris, 1968.

Catégorie : Invitation à la lecture