Jeanne Mance et les Filles du Roy

Des Filles du Roy (1663-1673) ont pu connaître Jeanne Mance, du moins celles qui se sont établies à Montréal, dans les dix dernières années de la vie de cette célèbre bâtisseuse.

On relève dans le livre des auteurs Pizelle et Belleau, Jeanne Mance, De Langres à Montréal, une femme bâtisseuse, Le Pythagore, 2017, les indications selon lesquelles Jeanne Mance a partagé quelques aspects de la vie des Filles du Roy : baptêmes, mariages, sépultures et autres.

1. Jeanne Collet de 1668 épouse Grégoire Simon, engagé par Jeanne Mance le 5 mai 1659 comme serviteur domestique, pour 3 ans, à 60 livres par an. (p. 68)

2. Marie Faucon de 1663 avait été précédée par sa cousine Jeanne Rousselier, engagée de 1653; Jeanne Mance est à son mariage avec Pierre Godin en 1654.

3, Françoise Goubilleau de 1670 épouse Paul Dazé et Jeanne Mance assiste à leur contrat de mariage, le 12 avril 1671, comme témoin pour l’époux. De plus, Pierre Chevrier, baron de Fancamp, un des initiateurs de Montréal avec Jérôme Le Royer de la Dauversière, donne à Françoise Goupilleau une rente de 200 livres à son mariage. Puis Françoise fait donation de 100 livres sur cette rente à son futur époux Paul Dazé, sans doute parce qu’il doit nourrir, entretenir et « envoyer aux écolles » l’enfant de Françoise. (pp. 172 et 239)

4. Jeanne Groisard de 1665 épouse Zacharie Dupuis, Sieur de Verdun, gouverneur par intérim de Montréal en 1651, un des piliers de Ville-Marie. À l’inventaire des biens de Jeanne Mance, du 19 au 22 juin 1673, on ouvre son testament et on dresse la liste de ses biens. Or, à cette occasion, Jeanne Groisard (la demoiselle Dupuy) est là et en l’absence de son époux, elle est chargée de la garde des lieux, au moment où on cesse l’inventaire pour les funérailles de Jeanne Mance. Le lendemain, Zacharie Dupuis étant revenu du Sault St-Louis, c’est lui qui a la charge de la garde des biens inventoriés. (pp. 210 et 211)

5. Michelle Lahaye de 1670 épouse en deuxièmes noces en 1690 Étienne Lair, engagé par Jeanne Mance, le 14 avril 1653.

6. Marie Martin de 1671, la fille d’Abraham Martin et de Suzanne d’Ailleboust, de la famille célèbre des Louis et Charles D’Aillebout, originaires de Langres et voisins de terre de Jeanne Mance en 1663 et sans doute aussi à cause de Barbe de Boullogne et de sa sœur Philippe-Gertrude de Boullogne, les deux grandes tantes de Marie Martin, et fidèles collaboratrices de Jeanne Mance tout au long de leur vie. Marie Martin épouse Christophe Février, Sieur de la Croix, et Jeanne Mance assiste à leur mariage. (pp.118,190, 198, 239 et 245)

7.  Catherine Paulo de 1663, précédée par sa cousine Marie Paulo, domestique, engagée par Jeanne Mance. (p. 138)

8. Madeleine-Thérèse Salé de 1670 épouse Claude Raimbault en 1670 à Montréal. Jeanne Mance est à leur contrat de mariage. (p. 239)

9. Marguerite Ténard de 1665 épouse Charles Boyer en novembre 1666 à Montréal. Au recensement de 1667, Charles et huit autres serviteurs habitent avec Jeanne Mance. (p. 236)

10. Mathurine Thibault de 1663 épouse Jean Milot  en 1663 qui avait marié en 1653 M.-Marthe Pinson ealors que Jeanne Mance était à leur contrat de mariage. Jeanne Mance est marraine de Geneviève Milot, fille de M.-Marthe Pinson et elle est également marraine de Jeanne Milot en 1664, fille de Mathurine Thibault. (p. 233 et 234

Irène Belleau, juillet 2017.

Note : Si la présence de Jeanne Mance est liée à d’autres Filles du Roy et que sa présence est attestée dans le livre de Pizelle et Belleau, bien vouloir en faire part à la SHFR.

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